Violents affrontements à Divo (COTE D’IVOIRE)
By admin on juil 16, 2010 with Commentaires 0
La ville de Divo, au centre sud de la Côte d’Ivoire ressemblait à une ville morte dimanche soir, après les violents affrontements entre « jeunes patriotes », partisans du président Laurent Gbagbo, et militants de l’opposition qui ont fait au moins deux morts.
Le centre de cette localité portait les traces des violences qui ont commencé samedi: pneus brûlés, magasins aux vitrines fracassées, étals des vendeurs de rues renversés ou brisés, ont constaté des journalistes .
Deux barrages tenus par des « jeunes patriotes » contrôlent les très rares véhicules qui s’approchent de la ville située à 203 km au nord-ouest d’Abidjan.
Devant l’église, un détachement des Forces de défense et de sécurité (FDS, loyalistes) est déployé. La vingtaine d’hommes en treillis portent gilets pare-balles et fusils d’assaut AK-47.
De sources concordantes, les affrontements ont déjà fait au moins deux morts et 17 blessés dans cette localité située au coeur de la zone de production de cacao.
Les forces de l’ordre séparent les groupes installés chacun dans leur quartier qui portent les traces des affrontements.
Dans un quartier peuplé de Dida, majoritaires dans la région de Divo et considérés comme des partisans du FPI, les jeunes paraissaient très excités, certains armés de fusils de chasse promettaient de reprendre les attaques dans la nuit.
De l’autre côté du cordon de policiers, d’autres groupes de jeunes sont en alerte, et des mouvements sont également visibles. A l’entrée du quartier majoritairement Dioula, les gens sont regroupés sur le pas de leur porte, certains portant gourdins et machettes. Des barrages y ont aussi été dressés.
Des agents des forces de sécurité sont posté devant des magasins qui ont été cassés et pillés.
Les partisans du président Gbagbo, notamment les « jeunes patriotes » et son parti le Front populaire ivoirien (FPI) sont opposés aux « audiences foraines », étape du processus de paix destinée à délivrer des pièces d’identité et compléter les listes électorales, qui ont commencé le 17 juillet dans le pays. Le FPI a demandé à ses militants de s’y opposer « par tous les moyens ».
Le maire FPI de Divo, Dadié Kodé a déclaré par téléphone que « les militaires et les gendarmes sont en train de se déployer pour sécuriser la ville ».
« Les attaques sur les quartiers allogènes sont le fait de rebelles armés qui ont infiltré les quartiers Dioulas », a-t-il affirmé indiquant que les affrontements ont fait « quatre morts et 17 blessés au moins, dont neuf par balle ».
Ce bilan n’a pas pu être confirmé de source indépendante pour le moment.
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